Trois syriens ont été tués et trente autres blessés dans un premier bilan d’une attaque de missiles lancée jeudi dans la capitale Damas, a rapporté l’agence de presse du régime syrien (SANA, officiel).
«Trois martyrs et plusieurs blessés sont tombés, jeudi, dans des attaques de missiles perpétrées par des terroristes takfiristes (anathème) contre des quartiers de La Ghouta, dans l’Est de Damas. Les attaques ont également occasionné des dégâts matériels considérables et incendié plusieurs véhicules.», a déclaré l’agence de presse SANA, citant des sources sécuritaire qu’elle n’a pas dévoilé.
Faisant référence à une attaque ultérieure, l’agence a ajouté : «Trois autres civils, dont deux femmes, ont également été tués le 25 janvier dernier, et 38 autres blessés dans des attaques terroristes aux roquettes et missiles perpétrées par des organisations terroristes takfiristes à Damas ».
Le régime syrien qualifie d'"organisations terroristes et takfiristes" (Anathème) les combattants de l’opposition qui œuvrent à le renverser.
Des activistes de l’opposition syrienne, qui ont requis l’anonymat, avaient déclaré au correspondant de Anadolu, plus tôt dans la journée du jeudi, que " Des dizaines de missiles et de roquettes, de source non-identifiée, sont tombées, dans la matinée (jeudi), sur différentes zones de Damas, notamment sur les quartiers d’al-Maliki, al-Mazza, Kafar Soussa, al-Zablatani, al-Adawi, al-Mojtahed".
Les mêmes sources avaient affirmé que les attaques ont fait plusieurs morts et blessés sans avancer un bilan précis.
Cette attaque, deuxième du genre en deux semaines, survient après des menaces proférées par Zahrane Allouch, commandant de "l’Armée de l’Islam", faction du Front Islamique (opposition) de bombarder des positions du Régime. Cette menace serait une réponse à des bombardements du régime à La Ghouta, dans l’Est de Damas, dont plusieurs régions sont sous le contrôle de "l’Armée Islamique".
La faction avait mené une première attaque à Damas, deux semaines auparavant. Elle a ensuite renouvelé la menace deux jours auparavant, avant de mener cette nouvelle attaque, jeudi.