Nadia Chahed
22 Décembre 2017•Mise à jour: 22 Décembre 2017
AA/France/Fawzia Azzouz
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a rejeté, vendredi, l'invitation à discuter faite quelques heures plus tôt par l'indépendantiste Carles Puigdemont.
S'exprimant vendredi en conférence de presse à Madrid, au lendemain des élections régionales catalanes, Rajoy a déclaré qu'il "compte s’asseoir à une table de négociations avec celle qui a gagné les élections, Mme. Arrimadas".
Malgré la défaite cuisante de son parti, qui arrive 4ème avec seulement 4.24% des voix, Mariano Rajoy, s'est dit "convaincu qu'en Catalogne va s'ouvrir une étape qui va se baser sur le dialogue et non sur l'affrontement". Insistant sur l'idée de "dépasser la fracture" entre les indépendantistes et les unionistes, Mariano Rajoy "espère qu'il y aura un gouvernement qui abandonnera les décisions unilatérales et ne se situera pas au-dessus de la loi" selon Le Monde
Plus tôt dans la journée, Carles Puigdemont, ex-président de Catalogne, exilé à Bruxelles a tendu la main au gouvernement espagnol en proposant à Rajoy de le rencontrer "suite à la victoire des séparatistes".
Une proposition balayé d'un revers de main par Mariano Rajoy qui a estimé de son côté que la personne avec laquelle il devrait s'asseoir, c'est celle qui a remporté les élections, Ines Arrimadas, rapporte France Info.
Le parti unioniste Ciudadanos, représenté par Arrimadas, est en effet arrivé en tête avec 36 sièges alors que les indépendantistes obtiennent avec leurs trois listes cumulées, 70 sièges sur les 135 à pourvoir d'après les chiffres officiels diffusés par France Info.
Mariano Rajoy a mis en garde le gouvernement qui devrait sortir de cette élection en expliquant qu'il "sera soumis à la loi" faisait allusion au référendum d'indépendance organisé le 1er octobre qu'il qualifiait d'illégal, toujours selon la même source.