AA/ Yaoundé/ James Ntog
Le chef des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Abdoulaye Miskine, a été libéré par les autorités camerounaises, selon des sources bien informées.
Cette libération a eu lieu jeudi soir en contrepartie de celle effectuée mercredi, du prêtre polonais Mateusz Dziedzic et de 26 otages, dont 15 camerounais, qui étaient détenus dans l'ouest de la Centrafrique, a-t-on appris vendredi de mêmes sources.
Après près d'un an d’emprisonnement à Yaoundé, le chef rebelle s'est envolé jeudi pour Brazzaville à bord d'un avion de la présidence congolaise, d’après les mêmes sources.
Mateusz Dziedzic et Abdoulaye Miskine ont voyagé dans le même avion à destination de la capitale congolaise.
L'ancien ministre centrafricain Karim Meckassoua a joué depuis la capitale camerounaise un rôle central dans la libération. Les autorités polonaises y ont également contribué en mettant en place une cellule de crise.
Côté camerounais, le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh assurait la tâche.
Puis, en sa qualité de médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a dépêché son ministre d'État et directeur de cabinet, Firmin Ayessa, à Yaoundé où il a été reçu par Paul Biya.
Le chef de l'État congolais devrait s'entretenir vendredi avec son homologue polonais pour l'informer des circonstances de la libération.
Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) est un mouvement rebelle actif en République centrafricaine. Il a à sa tête le général Abdoulaye Miskine (de son vrai nom Martin Koumtamadji).
Le 2 février 2007 et sous le parrainage de l'ancien président libyen Mouammar Kadhafi, le FDPC a signé à Syrte (Libye) un accord de cessez-le-feu et de cessation de tout acte d'hostilité et de guerre avec le gouvernement de Bangui. Il a ensuite dénoncé le non-respect par le gouvernement centrafricain de l'accord signé en Libye. En juillet 2009, un nouvel accord a été signé dans le m^me pays, en marge d'un sommet de l'Union africaine.