AA/Bujumbura/Jean Bosco Nzosaba
Les 1785 conseillers communaux burundais élus le 29 juin dernier sont appelés, vendredi, aux urnes pour élire les membres du futur sénat.
D’après le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Pierre Claver Ndayicariye,joint par Anadolu, « ces élections concernent uniquement les membres des conseils communaux, à savoir 15 par chaque commune du pays. Elles se déroulent au chef-lieu de chacune des 18 provinces que compte le Burundi.»
« Chaque parti politique ou groupe d’indépendants doit présenter deux listes de candidats, celle de hutus et celle de tutsis », a encore précisé l’ambassadeur Ndayicariye.
Au bout du processus, chaque province sera représentée par deux sénateurs, un membre de la communauté hutu et un autre de la communauté ethnique tutsie.
A cela s’ajoute 4 anciens chefs d’Etat (Sylvestre Ntibantunganya, Domitien Ndayizeye, Jean Baptiste Bagaza et Pierre Buyoya) qui, de part la constitution de la République, sont sénateurs à vie.
Outre ses missions législatives, le sénat aura pour rôle de s’occuper de la vérification des équilibres ethniques et de genre dans les différents institutions et services étatiques.
Pour nombre d’observateurs, le sénat sera, sans surprise, largement dominé par le parti présidentiel, CNDD-FDD (conseil national de défense de la démocratie-forces de défense de la démocratie) qui domine déjà aux conseils communaux.
En raison de ce scrutin, le Président burundais, Pierre Nkurunziza a,par décret, déclaré la journée de vendredi chômée et payée.
Les résultats de la présidentielle controversée tenue mardi sont également attendus ce vendredi. Pour les observateurs, aussi bien locaux qu'étrangers, estiment que les résultats du scrutin, reporté à deux reprises et tenu sous haute tension, ne devraient également pas créer de surprise, la victoire du président sortant Nkurunziza étant, selon eux, "certaine", face à sept autres candidats (bien que quatre candidats de l’opposition se soient retirés de la course.)