AA/ Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco
Un jeune manifestant a trouvé la mort mercredi dans des affrontements avec les forces de sécurité, dans la commune urbaine de Buyenzi, à Bujumbura (capitale burundaise).
Ce nouveau meurtre porte à au moins 49 morts le nombre des personnes tuées depuis le déclecnhement des manifestations contre la candidature à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, il y a 48 jours.
Selon des témoins ayant assisté à l'incident, un policier armé est entré dans une maison de la 14ème avenue et à tiré sur un jeune, le tuant sur le coup.
Le meurtrier a ensuite fui les lieux, craignant la vengeance de la foule. «Ce crime gratuit a provoqué la colère des habitants de Buyenzi (quartier à majorité musulmane, ndlr) qui sont immédiatement descendus dans la rue, brûlé des pneus sur la route principale qui mène vers le marché de Ruvumera et bloqué la circulation», a rapporté à Anadolu, un jeune mécanicien de la 11ème avenue de Buyenzi, sous couvert d’anonymat.
Alertés par leurs collègues, de nombreux policiers sont ensuite arrivés sur les lieux. Des coups de feu ont alors retenti dans tous les sens. Les policiers ont arrêté une personne qui semble être malade mentalement, l’accusant d’avoir commis le meurtre, a indiqué un autre témoin.
«Irrités» par l’action des agents de la sécurité, de nombreux habitants du quartier ont exigé la libération de la personne arrêtée.
Aux termes de violents affrontements, lle détenu déjà menotté a finalement été relaxé. «C’est une honte car le pauvre n’avait pas d’arme», a commenté un vieil homme rencontré à Ruvumera.
La tension est toujours vive à Ruvumera et le marché de la commune de Buyenzi a fermé ses portes.
Depuis quelques jours, les policiers sont déployés dans les différents quartiers de Bujumbura. Ils tirent à balles réelles sur les manifestants selon plusieurs témoins.