AA / Alger / Abderrazek Ben Abdallah
Ali Benflis, ancien candidat à la présidence de la République en Algérie, a déclaré, mardi, que le poste de Chef de l’Etat est vacant à cause de la maladie du Président Bouteflika.
"Il y a une vacance dans la magistrature suprême en Algérie", a souligné Benflis, ajoutant que "les missions protocolaires ne fonctionnent plus et que les institutions de la présidence sont dirigées par procuration en violation du texte de la Constitution".
Il a relevé, par ailleurs, que des "dizaines d’ambassadeurs attendent leurs lettres de créance en l’absence de l’autorité qui doit leur remettre leur document de travail", en allusion au Président Bouteflika, détenteur de cette prérogative régalienne, qui est actuellement, malade.
Bouteflika, victime d’un AVC en 2013, était allé se faire soigner en France. A son retour à Alger, les activités du président algérien ont été très limitées.
Bouteflika n’a pas participé à la campagne électorale alors qu’il était candidat, déléguant à des responsables de partis politiques qui soutenaient sa candidature et à des hauts fonctionnaires le soin de mener la campagne en sa faveur.
Après son élection pour un quatrième mandat consécutig, le Président algérien n’exerce ses fonctions qu’à l’intérieur du palais présidentiel et se fait représenter pour des activités de terrain ou dans les manifestations internationales.
Benfis qui fut premier ministre de 2000 à 2003, considère que les dernières élections ont eu pour effet de faire perdurer la crise de la légitimité et de vacance du pouvoir.
Répondant aux accusations de Benflis, Ammar Ghoul, ministre des transports a souligné que " la question de la vacance du poste ne concerne pas le Président de la République, dès lors que les institutions de l'Etat ne sont pas paralysées".
Ghoul avait déclaré samedi dernier que " le Président suit quotidiennement la gestion des affaires de l'Etat en travaillant de jour comme de nuit . Je suis témoin de cela et partant, les critiques de l'opposition sont infondées.
La présidence algérienne a refusé de réagir à ces accusasions récurrentes de l'opposition.