AA/ Ouagadougou/ Ouedraogo Boukary
Les forces de l’ordre et la garde présidentielle burkinabé ont ouvert, jeudi à Ouagadougou le feu, sur les manifestants protestant contre la modification de la Constitution du Burkina Faso, faisant au moins 15 morts, ont rapporté à Anadolu des témoins oculaires.
Les combats entre la garde présidentielle et les manifestants rejoints par une centaine de militaires guidés par l'ex-ministre de la Défense, le général Kouamé Lougué, se poursuivent actuellement devant le Palais présidentiel, à Ouagadougou.
La crise sécuritaire secouant le Burkina Faso continue encore et l’embrasement va crescendo. Après les domiciles incendiés de certains hauts responsables du régime du président Compaoré et l’occupation de l’Assemblée Nationale et du siège de la télévision nationale par les manifestants, a été arrêté par des inconnus à l’aéroport de Ougadougou le frère de Blaise Compaoré, François Compaoré, alors qu'il tentait de quitter le pays.
D’après des sources concordantes, après concertation entre le chef traditionnel des Moussi, le plus grand groupe ethnique du pays représentant 60% de la population, le régime de Blaise Compaoré serait en « pleine agonie ».
La capitale burkinabé est depuis jeudi matin secoué par un soulèvement populaire initiée par l’opposition contre un projet de loi du gouvernement portant modification de l’article 37 de la Constitution, afin de permettre au président Compaoré, 27 ans au pouvoir, de briguer un nouveau mandat présidentiel.