Ahmed Ghanem Selouma
09 Février 2018•Mise à jour: 09 Février 2018
AA / Le Caire / Hussein Elkabani
L’armée égyptienne a annoncé, vendredi matin, le lancement d’un plan de confrontation globale contre les éléments terroristes, dans plusieurs régions du pays, dont le nord et le centre du Sinaï (nord-est).
Le porte-parole de l’armée égyptienne, le colonel Tamer Rifai, a indiqué, dans un communiqué sur Facebook que " les forces armées et la police ont élevé l’état d’alerte à son maximum en prélude à une opération globale sur les axes stratégiques dans le cadre de la mission de l'élimination des éléments terroristes ", sans donner plus de détails.
Rifai a plus trad souligné, dans un autre communiqué diffusé par la télévision publique, que " les unités de l’armée et de la police ont entamé, vendredi matin, l’exécution d’un plan de lutte globale dans le Nord et le Centre du Sinaï et dans d’autres régions du Delta du Nil, en plus d’autres missions opérationnelles et d’entraînement ".
Le porte-parole militaire a assuré, dans ce contexte, que le plan de lutte anti-terroriste visait 4 objectifs : "contrôler les passages externes, purger les régions du terrorisme, protéger la société égyptienne contre le terrorisme et l’extrémisme et lutter contre les autres crimes".
Rifai a également appelé le peuple égyptien "à collaborer étroitement avec les forces égyptiennes et rapporter tout acte susceptible de menacer la sécurité et la stabilité de la patrie".
Le 29 novembre dernier, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait ordonné à l’armée et à la police de rétablir la sécurité et la stabilité au Sinaï, dans un délai de 3 mois, en utilisant "toute la force brutale".
Des campagnes militaires successives ont été menées dans le Sinaï, depuis 2013. Les autorités égyptiennes ont œuvré, depuis octobre 2014, à la création d’une zone d’isolement le long de la ligne frontalière avec la Bande de Gaza, notamment au niveau de la ville de Rafah, pour lutter contre le terrorisme.
Plusieurs opérations terroristes ont secoué l’Egypte durant les 4 dernières années, et ont ciblé les lieux de culte, les civils et les forces de l’armée et de la police.