Esma Ben Said
18 Décembre 2017•Mise à jour: 18 Décembre 2017
AA/Alger/Karim Kabir
La justice algérienne a délivré plus de deux cents mandats d’arrêt internationaux contre des prévenus ayant rejoint des groupes terroristes, a révélé lundi le ministre de la justice, garde des sceaux, Tayeb Louh.
«226 jeunes dont 21 étrangers (qui étaient résidents en Algérie) ont fait l'objet de mandats d'arrêt internationaux. Toutes les présomptions existantes confirment la présence de ces jeunes dans les zones de conflits, lesquels ont rejoint les rangs des groupes terroristes à leur tête le groupe terroriste Daech », a déclaré à la presse le ministre en marge d’une session du parlement consacrée à l’adoption de deux projets de Loi.
Selon une source citée par l’agence officielle APS, les 21 personnes étrangères faisant l'objet de mandats d'arrêt internationaux sont pour la plupart de nationalités arabes et résidaient auparavant en Algérie avant de rejoindre les zones de conflits dans les pays arabes. Probablement en Irak et en Syrie. Mais cette source ne fournit pas de précisions sur les nationalités exactes et sur le nombre issu de chaque pays.
Par ailleurs et dans le même contexte, le ministre a indiqué que l'Algérie a reçu des autorités américaines 17 ex détenus du Guantanamo.
«A cela s’ajoute une autre personne revenu au pays de son plein gré», a affirmé le ministre.
Tayeb Louh a souligné que la plupart des ressortissants algériens à qui des jugements d'acquittement ont été délivrés après avoir été jugés en Algérie sont intégrés dans la société.
«Aucune plainte n'a été enregistrée contre eux », a-t-il dit.