AA / Alger / Abderrazèk Ben Abdallah
L’Algérie a annoncé, jeudi, le début de concertations, sur son sol, entre les principaux mouvements représentatifs des Touaregs dans le Nord du Mali, en prélude a un Dialogue inclusif afin de parvenir à une solution définitive au conflit avec le gouvernement de Bamako, a rapporté l’agence de presse algérienne (APS, officiel).
Citant une source qualifiée de « fiable », l’agence algérienne a indiqué que l’Algérie accueille, à partir de jeudi, les mouvements du Nord du Mali pour mener des concertations élargies dans le cadre des efforts déployés par la Communauté internationale et les pays voisins du Mali afin de parvenir à une solution définitive au problème du Nord du Mali. »
« Les principaux dirigeants des mouvements du Nord du Mali concernés participeront à ces concertations, ce qui traduit la volonté de poursuivre le mouvement d’apaisement entamé immédiatement après l'accord de cessez-le-feu, le 23 mai dernier dans la région, et de préparer un Dialogue inclusif entre les Maliens », a ajouté la source.
« L’Algérie a entamé, au mois de janvier 2014, un premier round de négociations afin de rapprocher les points de vue entre les mouvements du Nord, ce qui représente une étape importante pour réunir les conditions de succès du Dialogue inclusif devant être organisé entre les Maliens», a-t-elle encore souligné.
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, avait affirmé, à la fin du mois de mai dernier, lors d’un point de presse à Alger, que «l’ensemble des parties maliennes, y compris, le Mouvement National pour la Libération des Azawad (MNLA) souhaitent tenir des réunions de dialogue en Algérie, afin de lancer une nouvelle plateforme qui sera soumise au Dialogue intermalien qui aura lieu cette fois-ci sur le sol malien ».
Il avait dévoilé, à l’époque, qu’il est « probable que ces parties viennent en Algérie au courant du mois de juin ».
Le Nord du Mali, plus exactement la région de Kidal, a été le théâtre d’affrontements meurtriers entre l’armée malienne et les Mouvements « Azawad » qui protestaient contre une visite effectuée, le 17 mai par le Premier ministre malien Moussa Mara, à Kidal avant que les deux parties ne paraphent un accord de cessez-le-feu, une semaine plus tard, suite à une médiation menée par le président mauritanien, président de l’Union Africaine (UA), Mohamed Ould Abdelaziz.