AA / Alger / Abderrazèk Ben Abdallah
Le Mouvement algérien d’opposition « Baraket » a annoncé, lundi, qu’il ne participera pas au congrès de la coordination des partis et des personnalités de l’opposition prévu le 10 juin à Alger et qui sera consacré à l’examen des mécanismes du changement pacifique du régime au pouvoir.
Il ressort d’un communiqué rendu public, lundi, par le Mouvement Baraket (Ca suffit) que « Bien que le Mouvement ait reçu une invitation officielle pour assister au congrès qui se tiendra le 10 juin dans la capitale Alger et qui sera organisé à l’initiative de la coordination des Libertés et de la Transition démocratique, le Mouvement ne prendra pas part à cette manifestation ».
« Baraket » a motivé cette décision en faisant valoir son « acte constitutif » qui prévoit dispose que Baraket est « un Mouvement citoyen indépendant et non-partisan qui ne peut adhérer à une quelconque initiative politique d’envergure à l’instar de ce congrès».
Le communiqué a, cependant, rendu hommage aux efforts déployés par les dirigeants de la coordination, en saluant le « courage des partis et des personnalités politiques qui ont su aplanir leurs différends pour fonder une alternative qui œuvre pour le changement pacifique ».
Le Mouvement « Baraket » a été lancé, le 1er mars 2014, à quelques semaines de la tenue de l’élection présidentielle algérienne. Les membres du Mouvement "citoyen" « militent pour la mise en place d’un véritable régime démocratique et étaient hostiles à un quatrième mandat consécutif de Bouteflika », au pouvoir depuis 1999.
La Coordination des Libertés et de la Transition Démocratique est une alliance de plusieurs partis et personnalités d’opposition. Il s’agit de trois partis d’obédience islamique (Ennahdha, Justice et Développement, Société de la Paix » et d’un parti d’orientation laïque (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCE). L’Alliance compte dans ses rangs également un ancien premier ministre, Ahmed Benbitour qui s’était retiré de la course à la présidentielle.