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06 Janvier 2020•Mise à jour: 07 Janvier 2020
AA / Alger / Abderrazak Ben Abdallah
Le président algérien Abdelméjid Tebboune a reçu, lundi, à Alger, Fayez al-Sarraj, président du Conseil présidentiel du gouvernement libyen d’entente nationale, avec qui il a examiné les récents développements de la crise survenus en Libye.
Al-Sarraj était arrivé, lundi après-midi, à Alger, à la tête d’une délégation de haut niveau, qui comprend, notamment, les ministres des Affaires étrangères, Mohamed Tahar Syala, et de l’Intérieur, Fethi Bashagha.
Al-Sarraj a été accueilli à son arrivée à l’aéroport par son homologue algérien, Abdelaziz Jerad.
Il ressort d’un communiqué rendu public, plus tôt dans la journée du lundi, par la Présidence algérienne, que la visite d’al-Sarraj intervient dans le cadre des « concertations constantes et en continu entre les deux parties », et que sa rencontre avec le président algérien « permettra d’échanger les points de vue sur la recrudescence de la situation en Libye et les voies et moyens susceptibles de surmonter ces conditions difficiles ».
La visite d’al-Sarraj en Algérie est concomitante avec une autre visite effectuée dans le même pays par le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, lundi et mardi.
Selon un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères, la visite de Cavusoglu en Algérie « portera sur les relations bilatérales dans toutes leurs dimensions et permettra d’échanger les points de vue sur les questions régionales et internationales » d’intérêt commun.
Plus tôt dans la journée du lundi, la chancelière allemande Angela Merkel avait adressé une invitation officielle au cours d’un entretien avec le président algérien Abdelmajid Tebboune pour le convier à assister à la Conférence de Berlin sur la crise libyenne. Notons que l’Algérie n’avait pas été invitée à participer à cette conférence auparavant.
L’Algérie avait renforcé, il y a de cela quelques jours, les mesures pour sécuriser les longues frontières qu’elle partage avec la Libye et annoncé le lancement d’initiatives pour résoudre la crise qui sévit chez son voisin de l’est, sans pour autant clarifier la nature de ces initiatives.
Présidant dimanche son premier conseil des ministres, le président algérien Tebboune a indiqué que la situation dans la région est « complexe et est un théâtre de grandes manoeuvres géopolitiques ainsi qu’un terrain de confrontation de facteurs de menace et d’instabilité ».
Il a dans ce cadre appelé à « prendre en considération les retombées de la détérioration de la situation sécuritaires dans la région sur la sûreté nationale algérienne.
Les déclarations de Tebboune interviennent alors que la Libye vit une escalade militaire en raison d’une attaque menée par les forces de Haftar, depuis le 4 avril dernier, pour prendre le contrôle de la capitale Tripoli, siège du gouvernement d’entente nationale, reconnu par la communauté internationale.