AA/ Ala Walid
Le président de la coalition syrienne de l’opposition Ahmad al-Jarba, a annulé vendredi la décision du Premier ministre provisoire, Ahmed al-Taama, de limoger le chef d’état-major de l’Armée syrienne libre, de dissoudre le conseil de commandement militaire suprême et soumettre ses membres à une enquête.
Conformément à la décision issue de la réunion de la commission politique de l’opposition, dont Anadolu a reçu copie, al-Jarba a considéré que « la décision d’al-Taama est nulle et non avenue et qu’elle échappe aux prérogatives du Premier ministre et du gouvernement ». De même, « cette décision n’est pas conforme au statut de la coalition ainsi qu’au rattachement du conseil du commandement militaire à la coalition ».
Al-Jarba a soumis ces «violations » commises par le Premier ministre provisoire à la commission politique et à la commission générale de la coalition pour les examiner et prendre les décisions appropriées, dès la prochaine réunion de ces instances.
La décision d’al-Jarba a découlé d’une réunion de la commission politique, tenue vendredi à Istanbul, pour examiner les répercussions de la décision du Premier ministre provisoire, Ahmed al-Taama, selon laquelle des chefs de l’armée libre ont été limogés et d’autres ont été traduits devant des enquêteurs
Jeudi dernier, al-Taama a limogé le chef d’état-major de l’ASL, le général Abdel Ilah al-Bachir, et dissout le conseil du commandement militaire suprême, dont les membres ont été soumis à des enquêtes, sans spécifier les accusations portées contre eux.
Le conseil militaire a rejeté la décision du Premier ministre, qu'il qualifie «d’illégal et qui ne relève pas de ses prérogatives». Dans un communiqué, dont Anadolu a reçu copie, l’armée a réclamé de sanctionner al-Taama.
Le gouvernement provisoire a été formé à la fin de l’année dernière et siège désormais à la ville turque de Gaziantep.