AA/ Benghazi/ Mootaz Majbri
Le bilan des affrontements déclenchés, lundi, à Benghazi dans l’Est de la Libye s’est alourdi à quatre morts et 30 blessés, selon des sources médicales et sécuritaires.
Les affrontements opposent les forces relevant de la salle d’opérations sécuritaire commune de Benghazi, appuyées par les forces du général à la retraite, Khalifa Haftar, et les membres des milices du "Conseil de la choura" des rebelles de Benghazi.
Une source médicale à l’hôpital de Benghazi a déclaré à Anadolu que «le bilan des affrontements a grimpé à 4 morts et 30 blessés, dont certains atteints de blessures graves ».
Des sources sécuritaires ont déclaré à Anadolu que les armes lourdes ont été utilisées lors de ces affrontements, ce qui a provoqué d’énormes dégâts aux maisons situées dans les agglomérations environnantes.
Les affrontements se sont poursuivis jusqu’à 12h25’GMT, rapporte le correspondant d’Anadolu, faisant remarquer que les avions de chasse appartenant aux forces pro-Haftar ont survolé la ville où des détonations d’obus et d'armes lourdes et moyennes ont été entendues.
Les principales artères de la ville de Benghazi ont été fermées, rapporte le correspondant, ajoutant que la ville est quasiment paralysée en raison de la fermeture des commerces et des services publics.
"La salle d’opération sécuritaire" commune de Benghazi a été créée en 2013 sur décision de l’ex-premier ministre libyen Ali Zeidan et se compose des unités communes de l’armée et de la police chargées de protéger la ville et ses établissements vitaux.
Depuis la mi-mai dernier, les forces pro-Haftar mènent une opération militaire baptisée « Dignité de la Libye » contre des brigades de l’armée libyenne dans l’objectif « d’assainir la Libye de la présence des terroristes ». Une opération qualifiée par le gouvernement libyen de "tentative de coup d’état militaire contre les autorités légitimes du pays ».