Hussein Mahmoud Ragab Elkabany
28 Avril 2018•Mise à jour: 29 Avril 2018
AA / Le Caire / Sayed Fathi - Shaymaa Gabr
La plus haute juridiction de l'ordre judiciaire d’Egypte a approuvé, samedi, la peine de mort contre six personnes reconnues coupables d'avoir commis "des actes de violence et de meurtre", en 2013 dans la province de Minya (Centre) selon une source judiciaire.
S’adressant aux journalistes, la source a déclaré que "la Cour de cassation égyptienne a appuyé la condamnation à mort pour six personnes reconnues coupables d'avoir pris d’assaut le poste de police de Matay (Centre) et tué un responsable de sécurité. Ces actes coïncidaient avec la dispersion des deux sit-in qui avaient eu lieu en 2013 sur les places d’al-Nahda et de Rabia-El-Adaouïa".
La Cour de cassation a, d’autre part, décidé de commuer la peine capitale prévue pour six autres accusés en réclusion à perpétuité (25 ans). Elle a, d’autre, approuvé une peine d’emprisonnement à vie contre 59 accusés tandis que 47 autres avaient été acquittés.
Il s’agit d’un verdict définitif. Ainsi, aucun recours n’est possible devant un autre tribunal, précise la même source.
Le 7 août 2017, le Tribunal pénal de Minya avait condamné à mort 12 individus, présents lors de l’audition, accusés d’homicide volontaire, de rassemblement et de manifestation de force.
Le Tribunal pénal, également, a décidé de rejuger les accusés dans l’affaire relative à la prise d’assaut du poste de police de Matay (Centre) et au meurtre du chef adjoint du poste, le Colonel Mustafa al-Attar. Ainsi, 119 personnes ont été condamnées à perpétuité, d’autres condamnées à 10 ans d'emprisonnement tandis que 238 autres avait été acquittés.
Les inculpés s’étaient pourvus, à la mi-septembre 2017, devant la Cour de cassation avant que cette dernière ne rende son jugement , précise la source.
En vertu de la loi égyptienne, "une fois la condamnation à mort est prononcée, le dossier du condamné doit être immédiatement remis au président de la République par le ministre de la Justice. La peine de mort serait ainsi mise en œuvre si une amnistie n'est pas prononcée ou si la peine est commuée dans une période de 14 jours ".