Mourad Belhaj
06 Novembre 2019•Mise à jour: 06 Novembre 2019
AA - Shukri Hussein
Plus d'une quinzaine de Houthis ont été tués et 34 autres blessés, lors de violents combats avec les forces du gouvernement yéménite, dans la province de Hodeidah, dans l'ouest du pays, a annoncé un responsable militaire.
Le porte-parole des Forces conjointes de la côte ouest (gouvernement), le colonel Wadah al-Dabish a déclaré que les combats, "les plus violents" depuis plus de quatre mois, ont éclaté mercredi entre les forces gouvernementales, d'une part, et les Houthis, tuant 19 parmi les Houthis et en blessant 34 autres.
Selon la même source, les affrontements ont également entraîné la mort de trois soldats des forces gouvernementales, alors que quatre autres ont été blessés.
Al-Dabish a déclaré que les Houthis avaient lancé une violente attaque contre les positions des forces de l'armée yéménite à al-Darhimi (au sud de Hodeidah), utilisant toutes sortes d'armes, y compris lourdes (chars et artillerie).
Et d’ajouter que les forces de l'armée sont arrivées à repousser l'attaque et à tuer de nombreux Houthis et à s'emparer de nombreuses armes, précisant que "l'équipe des Nations unies (ONU) qui supervise le cessez-le-feu à Hodeida, dirigée par le général indien Abhijit Guha, a été informée des violations majeures commises par les Houthis, mais elle n'a pas réagi".
Les Houthis et l'équipe de l'ONU supervisant le cessez-le-feu à Hodeidah n'ont pas commenté la déclaration d'Al-Dabish.
Le gouvernement et les Houthis se sont mutuellement accusés de violer l'accord de cessez-le-feu sur la côte ouest, supervisé par un comité onusien chargé de coordonner le redéploiement à Hodeidah, en vertu de l'accord signé le 13 décembre à Stockholm.
La guerre en cours depuis cinq ans a aggravé la situation au Yémen, où la majeure partie de la population a besoin d’une assistance humanitaire.
Depuis 2015, une coalition arabe, dirigée par le voisin saoudien, mène des opérations militaires au Yémen pour soutenir les forces gouvernementales contre les Houthis soutenus par l'Iran, qui contrôlent plusieurs provinces, dont la capitale Sanaa.