Menna Ahmed
04 Octobre 2018•Mise à jour: 04 Octobre 2018
AA / Washington
L’administration américaine a accusé jeudi sept agents du renseignement militaire russe d’avoir perpétré des cyberattaques contre plusieurs organisations internationales, notamment l'Agence mondiale antidopage (AMA) et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).
L'acte d'accusation a été émis après que plusieurs pays occidentaux, notamment les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Australie, aient accusé les services de renseignement russes d'essayer de lancer des cyberattaques contre des organisations et des individus.
Les procureurs américains ont déclaré lors d'une conférence de presse que les attaques russes visaient des centaines de personnes et d'organisations.
Ils ont expliqué ces attaques par "le soutien ouvert des victimes à l'interdiction imposée aux athlètes russes dans les compétitions sportives internationales".
Les attaques ont également été motivées par la dénonciation des cibles de "la propagation du dopage dans le sport russe de manière systématique et par le biais d'organismes officiels".
Dans le même contexte, les procureurs américains ont souligné que les Russes visaient également l'OIAC qui enquête sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et l’empoisonnement de l’ex-agent du renseignement militaire russe, Sergueï Skripal.
Plus tôt dans la journée, les Pays-Bas ont expulsé quatre Russes, prétendument subordonnés à l'agence de renseignement russe, après les avoir accusés d'avoir tenté de lancer des attaques électroniques contre l'OIAC.
Selon la ministre néerlandaise de la Défense, Ank Bijleveld, des tentatives de piratage des dossiers de l’OIAC (basée à La Haye, aux Pays-Bas) ont eu lieu en avril dernier.