Seif Eddine Trabelsi
15 Août 2016•Mise à jour: 16 Août 2016
AA / Libye / Seif Trabelsi
Le Libye a nié, lundi les informations rapportées, dimanche, par le quotidien italien "Corriere della Sera" au sujet d'un versement par Rome d’une rançon de 13 millions d’euros pour faire libérer deux ressortissants italiens, détenus dans le pays.
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, lundi, par le directeur des services libyens de renseignement, Mustapha Nouh, et dont Anadolu a eu copie.
«Cette information est infondée dès lors que la libération des deux ressortissants italiens en question a été exclusivement le fruit d’une opération sécuritaire», lit-on dans le communiqué.
Nouh a, par ailleurs, salué la coopération constante entre les services de renseignements italiens et les services de renseignement généraux à Tripoli.
«La poursuite de la coopération entre ces deux institutions aura des impacts positifs sur la lutte contre le terrorisme en Libye et en Europe», ajoute le communiqué du haut responsable sécuritaire.
Le directeur des services libyens a appelé l’ensemble des services de renseignement européens à adopter une attitude similaire à celle de leurs homologues italiens et «à ne pas utiliser les faux canaux en dehors de ceux légaux et officiels, lesquels canaux contribuent à promouvoir le terrorisme en Libye et en Europe».
Nouh a appelé les médias à faire preuve de rigueur et de minutie en rapportant des informations qui touchent la sécurité de la région tout entière.
Parmi les quatre otages italiens, kidnappés par Daech, à la fin de l’année 2015, près de la ville de Sabrata (85 Km à l’ouest de Tripoli), deux ont été libérés, le 4 mars dernier, par une force sécuritaire de Sabrata.
Les deux autres otages ont été liquidés par Daech, selon des sources sécuritaires libyennes.