Mourad Belhaj
23 Janvier 2020•Mise à jour: 23 Janvier 2020
AA / Bruxelles
Dans un communiqué publié jeudi, l'Union Européenne (UE) a appelé le régime syrien et ses alliés à arrêter leur nouvelle offensive, la deuxième en un mois, contre les civils près d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.
"Le renouvellement de l'offensive à Idleb, y compris les frappes aériennes répétées et les bombardements visant des civils, est inacceptable et doit cesser", a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Peter Stano, dans le communiqué.
Les frappes aériennes du régime syrien et de ses partisans ont tué au moins 35 personnes dans le nord-ouest de la Syrie ces derniers jours. Plus de 350 mille civils ont été déplacés.
Le service de politique étrangère et de sécurité de l'UE a réaffirmé son engagement à maintenir les sanctions contre le régime d'al-Assad, tant que les "attaques brutales" se poursuivront, et a exhorté le régime à donner un accès sûr aux organisations humanitaires qui fournissent de l'aide aux civils dans le besoin.
Le communiqué a averti que la lutte contre les groupes terroristes inscrits sur la liste des Nations Unies dans la région "ne permet pas d'ignorer le droit international humanitaire", malgré le fait que l'UE partage les préoccupations concernant la menace pour la sécurité que représentent ces groupes terroristes.
La communication de l'UE ne le précise pas, mais les frappes aériennes récentes ont été menées par des avions russes, malgré le fait que la Turquie et la Russie ont convenu, en septembre 2018, de faire d'Idleb une zone de désescalade dans laquelle les actes d'agression sont expressément interdits.
Depuis lors, plus de 1 300 civils ont été tués dans les attaques du régime et des forces russes alors que le cessez-le-feu continuait d'être violé.
Au total, 1 million de Syriens ont été déplacés, l'année dernière, près de la frontière turque, en raison de l'intensification des attaques.