Atem Simon Mabior
29 Janvier 2018•Mise à jour: 29 Janvier 2018
AA/ Djouba/ Atem Simon
L'opposition armée loyale à l'ancien vice-président du Soudan du Sud, Riek Machar, a annoncé, lundi, la libération de 15 prisonniers relevant des forces gouvernementales dans la ville de Fangak (Sud-est), et les avoir remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans la région.
Onze détenus ont refusé de retourner dans la capitale, Djouba, craignant que leurs vies ne soient en danger, a appris Anadolu d’un communiqué de l’opposition armée.
"L'opposition salue leur décision (11 détenus) qui consiste à rester parmi les citoyens de la région", a déclaré le porte-parole adjoint de l'opposition armée, au nom des forces de l’opposition.
Il a, par ailleurs, exhorté l'Autorité intergouvernementale pour le développement en Afrique de l'Est (IGAD) et les pays de la Troïka (les États-Unis, le Royaume-Uni et la Norvège) à œuvrer pour libérer Machar, détenu en Afrique du Sud.
Plutôt en janvier, Machar avait ordonné, dans un communiqué, la libération de tous les prisonniers et détenus politiques, dans l’ensemble des régions soumises au contrôle de ses forces.
D’autre part, les autorités militaires gouvernementales du Soudan du Sud avaient annoncé la détention de six prisonniers de guerre relevant de l'opposition armée.
Par ailleurs, l'accord sur la cessation des hostilités prévoit la libération de tous les prisonniers et détenus politiques, arrêtés durant le conflit, ainsi que leur remise au CICR.
Le gouvernement du Soudan du Sud et l'opposition armée avaient signé, le 21 décembre 2017, un accord pour mettre fin aux hostilités et ouvrir des couloirs sécurisés pour secourir les civils et ce, dans le cadre d'une nouvelle initiative visant à relancer l'accord de paix signé en août 2015.
Un nouveau round du Forum (Forum sur la relance de l'accord de paix au Soudan du Sud, [NDLR]), devrait débuter à la date du 5 février, dans le but de discuter des questions de gouvernance et des nouvelles dispositions de sécurité dans le pays.
Le Soudan du Sud, séparé du Soudan par référendum en 2011, souffre, depuis 2013, d'une guerre civile entre les forces gouvernementales et les forces de l'opposition menées par l'ancien vice-président Riek Machar.
La guerre a fait environ 10 mille morts, et contraint des centaines de milliers de civils à l’exil. Un accord de paix conclu en août 2015 n’est pas parvenu à mettre fin à ce conflit.