Sanctions américaines sur l’Iran : Ammar al-Hakim appelle à ne pas inclure l’Irak
- Le Chef du courant « La Sagesse patriotique » a indiqué que Bagdad saisit l’impact de ne pas respecter les sanctions, notamment pour les pays rentiers.
Hatem Kattou
22 Août 2018•Mise à jour: 22 Août 2018
Iraq
AA / Bagdad / Ibrahim Salah
Ammar al-Hakim, chef du courant de la «Sagesse patriotique» en Irak, a appelé, mercredi, les Etats-Unis d’Amérique, à ne pas inclure l’Irak dans les sanctions imposées par Washington à l’Iran.
Al-Hakim qui prononçait le sermon de la prière de l’aid al-Adha, suivi par Anadolu, a indiqué que « Nous mesurons le danger qui découlera du non-respect des sanctions imposées par les Etats-Unis à l’Iran pour des pays marqués par l’économie rentière tel que l’Irak ».
Al-Hakim a appelé Washington à « revoir l’option des sanctions et du blocus imposé au peuple iranien et de ne pas y inclure l’Irak ».
Al-Hakim a ajouté : « Nous n’accepterons pas d’infliger des sanctions économiques injustes aux peuples de même que nous ne permettrons pas non plus de mettre les intérêts de notre pays en danger.
La semaine dernière, le Premier ministre irakien Haydar al-Abadi avait déclaré que l’Irak respectera l’ensemble des sanctions américaines, avant de se rétracter après avoir essuyé une série de critiques acerbes lancées par ses opposants politiques, notamment, les chiites proches de Téhéran.
L’Irak importe une partie majeure de ses produits depuis l’Iran. Il ‘agit de produits agroalimentaires, de produits agricoles, d’appareils électroménagers, de climatiseurs et de pièces de rechange des véhicules.
L’Irak a importé des produits de l’Iran d’une valeur de 6 milliards de dollars durant la période allant du mois de mars 2017 à mars 2015, soit 15% du total des importations irakiennes en 2017.
Les deux pays sont liés également par des contrats dans le secteur de l’énergie.
Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays s’est élevé au cours de l’année dernière à 12 milliards de dollars.
Une appréhension se propage en Irak au sujet d’un manquement des produis de base si Bagdad s’engage à respecter toutes les sanctions, ce qui pourrait provoquer une perturbation politique au moment où les forces politiques qui ont remporté les dernières Législatives s’emploient à former un nouveau gouvernement.
Les Etats-Unis s’étaient retirés en mai dernier d’un accord international sur le nucléaire, visant à limiter le programme nucléaire iranien et avaient réimposé des sanctions commerciales sur Téhéran.
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