Mohammed Maher Ben Romdhane
27 Septembre 2019•Mise à jour: 27 Septembre 2019
AA / Téhéran / Mohammad Korshon
Le président iranien, Hassan Rohani, a déclaré, vendredi, que les Etats-Unis avaient appelé son pays, par l'intermédiaire de dirigeants européens, à mener des négociations.
C'est ce qu'a déclaré Rohani aux journalistes à son arrivée à l'aéroport "Mehrabad" dans la capitale, Téhéran, en provenance de New York, où il a participé aux réunions de la 74ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies.
Le président iranien a déclaré que son pays avait rejeté cette invitation, en raison du maintien des sanctions imposées par les États-Unis.
"Les dirigeants allemands, britanniques et français ont insisté pour la tenue de négociations, en promettant que Washington lèverait les sanctions en cas d'acceptation", a-t-il déclaré.
Et d'ajouter : "J'ai dit aux dirigeants européens que nous étions prêts pour des négociations, à condition qu'elles soient équitables et libres (...) car on ne peut préjuger des résultats de négociations menées sous la pression et les sanctions."
Le président iranien a indiqué que Téhéran ne craint pas les négociations et ne se défile pas, accusant Washington d'y faire obstruction et de ne pas vouloir arriver à une solution.
Rohani a par ailleurs critiqué les accusations portées contre son pays, concernant l'attaque contre des installations pétrolières saoudiennes.
Et de souligner que des pays tels que la Turquie et la Russie ont rejeté les accusations et les ont qualifiées d'inexactes.
Les tensions entre l'Iran et les États-Unis se sont accrues depuis que le président américain, Donald Trump, a décidé l'année dernière de se retirer de l'accord sur le nucléaire et a imposé des sanctions aux secteurs pétrolier et bancaire iraniens.
Téhéran a alors exigé de l’Europe qu'elle s'engage à lui assurer un soutien économique additionnel, lui permettant de maintenir l’accord.
La région connaît également des tensions entre Téhéran, d’une part, et les États-Unis et l’Arabie saoudite, de l’autre, après les attaques qui ont ciblé les installations pétrolières de la société Saoudienne "Aramco".
Washington a tenu l'Iran pour responsable de ces attaques, alors que ce dernier a nié tout lien avec ces faits, menaçant de riposter en cas d'attaque.