Mona Saanouni
22 Novembre 2017•Mise à jour: 23 Novembre 2017
AA/Ankara/Murat Karadağ
Le président iranien, Hassan Rohani, a indiqué, mercredi, qu’il n’y a aucun prétexte pour l’existence de forces étrangères en Syrie, sans l’approbation du gouvernement.
C’est ce qui ressort de son allocution prononcée au début du Sommet tripartite entre Rohani et ses homologues, turc Recep Tayyip Erdogan, et russe, Vladimir Poutine, tenu mercredi dans la ville russe de Sotchi.
Il a ajouté que la présence iranienne en Syrie intervient à la suite d’une demande officielle de la part du gouvernement syrien, en référence au Régime de Bachar al-Assad.
Le peuple syrien ne permettra pas aux forces étrangères d’interférer dans ses affaires internes, et s’opposera à toutes les mesures qui peuvent menacer l’intégrité territoriale du pays.
Il a souligné que le respect de l’intégrité territoriale de la Syrie fait partie intégrante de la lutte antiterroriste.
Le président iranien a affirmé que les efforts internationaux conjoints sont essentiels pour la reconstruction de la Syrie et l’acheminement des aides humanitaires vers les habitants de la région le plus tôt possible.
Rohani a considéré le Sommet tripartite de Sotchi comme étape importante pour mettre fin à la crise syrienne.
Il a noté que le Sommet représente une continuité des pourparlers d’Astana (capitale de Kazakhstan), qui préparent la solution politique de la crise syrienne.
«Cette rencontre est une étape importante dans la résolution de la crise », a-t-il noté.
Le président iranien a affirmé que des mesures importantes ont été prises, bien qu’une année ne soit pas écoulée depuis les pourparlers d’Astana lancés par une garantie turque, iranienne et russe.
«Les trois pays sont d’accord pour la préservation de l’intégrité territoriale et l’indépendance de la Syrie, et nous saluons la coopération étroite pour garantir la paix et la stabilité en Syrie », a-t-il poursuivi.