Hatem Katou
06 Octobre 2016•Mise à jour: 06 Octobre 2016
AA / Ahmed al-Masry
L’Arabie Saoudite a annoncé prendre en charge 150 enfants syriens parmi les blessés d’Alep, dans les hôpitaux des zones frontalières en Turquie et transférer les cas qui nécessitent des soins plus pointus à l’intérieur du royaume.
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public, mercredi soir, par la délégation permanente de l’Arabie Saoudite auprès de l’Organisation des Nations Unies, et qui a été diffusé, jeudi, par l’agence de presse saoudienne (SPA, officiel).
L’Arabie Saoudite a annoncé, également, « la prise en charge de l’acquisition des appareils de radiologie des hôpitaux d’Alep et des zones environnantes ».
« Au moment où nos proches à Alep subissent les pires types de bombardements et de destruction, l’Arabie Saoudite tend sa main pour secourir et répondre l’appel lancé par la Société médicale américano-syrienne aux Nations Unies au sujet de l’état des enfants blessés à Alep », lit-on dans le communiqué.
« Ces enfants ont besoin d’un encadrement médical spécialisé qui ne leur est pas disponible à cause des raids en continu menés par les forces syriennes sur les hôpitaux et les autres établissements médicaux », insiste le communiqué saoudien.
« Le royaume d’Arabie Saoudite prendra les mesures requises avec le concours avec la Société médicale américano-syrienne aux fins d’évacuer les enfants blessés, au nombre de 150, de l’intérieur d’Alep », précise le communiqué.
L’Arabie Saoudite a mis l’accent sur « la nécessité de lever et d’alléger la souffrance que subit le peuple syrien frère et d’œuvrer à réprimander l’agression exercée par les autorités syriennes et leurs alliés et exhorte la Communauté internationale à parvenir à un cessez-le-feu pour stopper l’effusion du sang et relancer un processus politique à même de réaliser les aspirations du peuple syrien et ses ambitions légitimes à la dignité et à la liberté conformément à la Déclaration de la Conférence de Genève I et aux résolutions internationales », conclut le communiqué.
Depuis l’annonce unilatérale par Damas de la fin de la trêve, le 19 septembre dernier, après un arrêt d’un cessez-le-feu précaire qui n’a pas résisté plus d’une semaine, ders chasseurs syriens et russes lancent une campagne aérienne des plus violentes sur les quartiers d’Alep soumis au contrôle de l’opposition, provoquant la mort et la blessure de centaines de civils, dont des femmes et des enfants.
Les quartiers-Est de la ville d’Alep, soumis au contrôle des combattants de l’opposition syrienne, subissent un déluge de feu et sont assiégés par les forces du régime syrien et de ses milices avec une couverture aérienne russe au milieu d’un manque criard des denrées alimentaires et des équipements médicaux, ce qui met en danger la vie de 300 mille civils.