Emre Gürkan Abay,Dmitri Chirciu,Ali Cura,Tuncay Çakmak
22 Octobre 2019•Mise à jour: 23 Octobre 2019
AA - Sotchi
Le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, s’est félicité de l’accord trouvé, mardi, avec la Turquie, au sujet de la Syrie, estimant que celui-ci permettra de régler le problème à la frontière entre la Syrie et la Turquie.
Le Chef de l’Etat russe s’est exprimé, mardi soir, à l’issue du sommet avec le Président turc Recep Tayyip Erdogan, à Sotchi.
Après 6h20 de réunion, les deux leaders ont tenu une conférence de presse conjointe.
Vladimir Poutine a une nouvelle fois répété que la Russie comprend totalement les préoccupations sécuritaires de la Turquie liées à la situation en Syrie.
"Nous comprenons les préoccupations de la Turquie concernant sa sécurité nationale. Nous partageons les inquiétudes de la Turquie relatives à l’activité terroriste croissante dans la région et aux désaccords ethniques et religieux", a-t-il déclaré.
Pour le Président russe, la solution passe par une coopération entre Turcs et Syriens.
"La paix et la stabilité dans la région seront assurées par les Turcs et les Syriens, ensemble. Sans respect mutuel, ça ne sera pas possible", a-t-il assuré.
Poutine a insisté sur la nécessité de respecter et préserver l’unité territoriale de la Syrie.
"Une solution durable en Syrie n'est possible que si l'unité territoriale de ce pays est respectée", a-t-il rappelé.
Le Chef de l’Etat russe a également souligné l’importance des mécanismes et processus mis sur pied avec la Turquie pour une recherche politique à la crise syrienne : il a rappelé, en ce sens, le processus d ‘Astana auquel l’Iran aussi participe, les sommets de Sotchi et les travaux en faveur de la Commission Constitutionnelle.
Pour Vladimir Poutine, il est aussi essentiel de soulager les pays voisins de la Syrie qui portent sur leurs épaules le poids économique et social de l’accueil de millions de réfugiés syriens, la Turquie étant le principal pays à ce niveau.
Le Président russe a terminé ses propos en se félicitant des conclusions de ce sommet de mardi avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.
"Le problème à la frontière entre la Syrie et la Turquie sera réglé par la décision qui a été prise", a-t-il avancé.