Mohamad Aldaher
22 Avril 2016•Mise à jour: 22 Avril 2016
AA/ Moscou
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que la décision de considérer l’Assemblée nationale des Tatars de Crimée comme une "organisation extrémiste", et de mettre fin à ses activités, est «une affaire interne».
«Cette décision est une affaire interne russe», a déclaré Peskov à la presse, vendredi à Moscou, en réponse à l’appel lancé par le Département d'Etat américain pour faire revenir son pays sur sa décision.
«Il s’agit d’une décision prise par la justice» a-t-il ajouté, soulignant, toutefois: «Nous avons besoin d'écouter les points de vue des autres pays».
Le Département d'Etat américain avait appelé, jeudi soir, le gouvernement russe à revenir sur sa décision de considérer l'Assemblée nationale [Mejlis] des Tatars de Crimée, comme une "organisation extrémiste", et de mettre fin à ses activités.
Le Département d'Etat a affirmé, dans un communiqué, que l'Assemblée nationale des Tatars de Crimée est connue pour être une organisation démocratique représentant cette communauté, qui n'a pas bénéficié d’une représentation suffisante, pendant de longues années, et qui a souffert de l'oppression au cours de l'histoire.
"L'Assemblée est une voix forte et indépendante, œuvrant à préserver la culture des Tatars de Crimée, et à les protéger des discriminations", a relevé la même source.
Le ministère russe de la Justice avait classé, le 18 avril courant, l'Assemblée nationale des Tatars de Crimée parmi les « organisations extrémistes ».
La Russie a annexé la péninsule de Crimée relevant de l’Ukraine, à l’issue d’un référendum tenu unilatéralement le 16 mars 2014, sans tenir compte des lois internationales.