Meher Hajbi
20 Décembre 2019•Mise à jour: 20 Décembre 2019
AA / Genève
Coordinatrice des projets internationaux au sein du Conseil Pour la justice, l’égalité et la paix (COJEP), une ONG membre du Conseil économique et social des Nations unies, Dudu Keles a regretté la limitation du rôle joué par les ONG au sein des instances internationales.
C’est ce qui ressort de son allocution prononcée à l'occasion de la conférence sur le “problème migratoire en Europe”, tenue mercredi à Genève, dans le cadre de la journée internationale des migrants et en partenariat avec la ligue panafricaine (UMOJA).
Dans ce contexte, Keles a rappelé que le COJEP est une ONG qui agit en faveur du multiculturalisme et revendique une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies dont le mode de fonctionnement actuel ne répond plus au défi pour une meilleure gouvernance mondiale.
En effet, le COJEP souhaite la réhabilitation du rôle de l’Assemblée Générale et la suppression, notamment, du droit de veto. De plus, Keles dénonce le fait que l’Afrique soit le seul continent à ne pas avoir de chaire permanente au sein de l’ONU, alors qu’elle représente un quart des États-membres.
Le COJEP milite également pour qu'une place plus importante soit accordée aux ONG, notamment dans les instances de décisions multilatérales.
Pour sa part, le président de la ligue panafricaine, Henda-Senny, a exprimé son regret de voir Guy Marius Sagna, leader du mouvement “France Dégage” et plusieurs autres de “ses amis sénégalais” en prison. Ces derniers ont étés emprisonnés alors qu’ils manifestaient contre la hausse des prix de l’électricité au Sénégal.
De son côté, Hugues Sanon, l’ambassadeur haïtien de la paix, a rappelé l’histoire de sa terre natale, mère des indépendances, et invité “les Africains, les Haïtiens, et les humanistes à se liguer”.
En outre, la jeune activiste, Keles Keles, a exhorté l’ONU à "cesser d’être une institution au service d’un système post colonialiste complexe". Selon elle, “les systèmes qui asservissent l’Afrique doivent dorénavant être réformés”.
Ainsi, elle a insisté sur la notion de “Réforme” car elle “croit au multilatéralisme et aux bienfaits, au niveau mondial, d'un système qui se conforme aux exigences en matière des droits universels de l’Homme”.
Il est à rappeler que la journée internationale des migrants est célébrée le 18 décembre dans le monde entier. Elle a été proclamée par l'Organisation des Nations unies le 4 décembre 2001 et commémore l'adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles, signée en 1990.