Şeyma Erkul Dayanç
04 Février 2026•Mise à jour: 05 Février 2026
AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc
Le réseau social X a dénoncé mardi un « acte judiciaire abusif » reposant « sur des motivations politiques », après la perquisition de ses locaux français.
« Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction », a indiqué la plateforme dans un message publié sur la plateforme sociale de la société X, basée aux États-Unis.
« Le parquet de Paris a donné un large écho médiatique à cette mesure, démontrant ainsi qu’elle constitue un acte judiciaire abusif visant à atteindre des objectifs politiques illégitimes », a ajouté X.
« Le parquet tente manifestement d’exercer une pression sur la direction générale de X aux États-Unis en visant notre entité française, étrangère aux faits poursuivis, ainsi que ses employés, au mépris des mécanismes procéduraux établis par les traités internationaux leur permettant de collecter des preuves et du droit de X de se défendre », a poursuivi la plateforme.
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« Cette mise en scène ne fait que renforcer notre conviction que cette enquête viole le droit français, constitue un détournement de procédure et porte atteinte à la liberté d’expression », a souligné X, ajoutant être « déterminée à défendre ses droits fondamentaux ainsi que ceux de ses utilisateurs ».
« Nous ne nous laisserons pas intimider par les mesures mises en œuvre aujourd’hui par les autorités judiciaires françaises », a conclu le réseau social.
Pour rappel, la perquisition a été menée mardi dans les locaux français de X dans le cadre d’une enquête ouverte en janvier 2025 par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, avec le concours de l’Unité nationale cyber de la gendarmerie et d’Europol. Des salariés de la plateforme seront entendus en qualité de témoins.
L’enquête fait suite à deux signalements reçus le 12 janvier 2025 et vise notamment le fonctionnement de Grok, le dispositif d’intelligence artificielle de X, suspecté d’avoir diffusé des contenus négationnistes et des deepfakes à caractère sexuel, certains impliquant des femmes et des mineurs.