Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La France « n’a pas changé de position » concernant le survol de son territoire par des avions militaires américains, a indiqué ce mardi l’Élysée, se disant « étonné » par les accusations du président américain Donald Trump.
« Nous confirmons cette décision qui est conforme à la position française depuis le début de ce conflit », a précisé la présidence française, assurant que les règles en vigueur restent inchangées.
Une source militaire française avait auparavant affirmé à BFMTV que la France n’avait pas restreint le survol de son espace aérien, contrairement aux déclarations de Donald Trump. Selon cette source, les conditions d’accès au territoire demeurent identiques, seuls les avions de transport logistique étant autorisés à atterrir, notamment sur les bases d’Istres et d’Avord.
Plus tôt dans la journée, le président américain avait affirmé que la France avait « interdit le survol de son territoire aux avions chargés de matériel militaire à destination d’Israël », dans un message publié sur sa plateforme Truth Social.
Dans ce même message, il avait également critiqué la position française dans le conflit en cours, la qualifiant de « très peu coopérative » et avertissant que « les États-Unis s’en souviendront ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre alliés occidentaux sur la conduite de la guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.
L’Espagne a pour sa part annoncé la fermeture de son espace aérien aux avions américains engagés dans ce conflit. Sa ministre de la Défense, Margarita Robles, a précisé que l’utilisation de l’espace aérien espagnol et des bases américaines situées en Espagne n’était pas autorisée pour des opérations liées à la guerre en Iran.
Cette séquence met en lumière des divergences au sein des alliés occidentaux sur les modalités de soutien logistique et militaire dans ce conflit.
