Hafawa Rebhi
25 Août 2017•Mise à jour: 25 Août 2017
AA / Yangon
Le nombre de morts des affrontements entre les forces gouvernementales et des soldats de l’Armée du Salut des Rohingyas de l’Arakan s’est élevé à 71, a annoncé vendredi le gouvernement birman.
Les affrontements ont éclaté à la suite d’une série d’attaques perpétrées, jeudi soir, par des hommes armés contre 26 sites relevant de la police, des garde-frontières et des forces de sécurité dans l'état d'Arakan, selon la police locale.
Une déclaration de la conseillère d’État de la République (Cheffe du gouvernement), Aung San Suu Kyi, a rapporté la mort de 59 assaillants et de 12 responsables sécuritaires.
Plus tôt dans la journée, avant de communiquer ce nouveau bilan, le Bureau de Aung San Suu Kyi avait annoncé, sur Facebook, « la mort de huit policier, d’un officier et l’élimination de 16 assaillants ».
L’Armée du Salut des Rohingyas de l’Arakan a revendiqué les attaques effectuées pour «défendre les communautés Rohingya, victimes des exactions des forces gouvernementales ».
Les attaques surviennent deux jours après que l’ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan a transmis au gouvernement birman le rapport final d’une enquête sur les violations subies par les musulmans Rohingya dans l'État d'Arakan, dans le sud-ouest de Myanmar.