Hussein Abd El-Fettah
22 Février 2016•Mise à jour: 24 Février 2016
AA/ Le Caire
L'agence de notation financière Moody's a affirmé, lundi, que l'Iran doit encore surmonter d’importants obstacles, avant de pouvoir augmenter sa production de pétrole, soulignant que la production supplémentaire se rajoutera à une offre déjà saturée.
Moody’s a prédit, dans un rapport, que l'Iran injectera plus de 500 milliers de barils par jour sur le marché mondial du pétrole en 2016, renforçant ainsi la pression sur la baisse des prix.
Les marchés du pétrole brut sont affectés par une surabondance de l'offre, en raison de la volonté des producteurs de conserver leur part du chiffre d'affaires, dans un contexte économique marqué par une demande mondiale limitée.
L'agence a relevé que Téhéran doit surmonter d’importants obstacles afin d’augmenter sa production de pétrole. Selon Moody’s, l’Iran doit récupérer sa base de clients, et attirer les investissements pour développer ses champs de pétrole. Le pays doit déjouer les risques politiques, et renouveler ses infrastructures pétrolières endommagées, ce qui nécessite, selon des experts, des investissements de l'ordre de 150 à 200 milliards de dollars.
Moody’s a également souligné que la plupart des sociétés pétrolières ne sont pas actuellement en mesure de fournir ces investissements, en raison de la baisse des prix du pétrole, et le manque de revenus. Ces entreprises auront besoin de réduire leurs dépenses au moins durant l’année 2016, affirme l’agence.
L'Agence internationale de l'énergie, avait précédemment prédit, dans un rapport, la réduction de l’investissement mondial dans la production et l'extraction du pétrole, en raison de la baisse de plus de 70% du prix du baril depuis la mi-2014 pour atteindre 33 dollars, ce lundi.