Mayotte: Gérald Darmanin annonce une nouvelle prison modulaire face à la surpopulation carcérale
- Le centre pénitentiaire de Majicavo affiche un taux d’occupation supérieur à 220 % depuis plus d’un an
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé ce lundi, le lancement « très rapidement » des études en vue de la construction d'un nouveau site pénitentiaire à Mayotte, a rapporté le média local Mayotte la 1ère.
En déplacement sur l’île, le garde des Sceaux s’est exprimé après une visite d’un peu moins d’une heure au centre pénitentiaire de Majicavo, confronté à une surpopulation carcérale persistante. La prison actuelle, conçue pour 278 détenus, affiche un taux d'occupation dépassant régulièrement les 200%.
Interrogé sur le projet d’un second établissement, promis en 2022, Gérald Darmanin a confirmé que deux terrains avaient été identifiés.
« J’ai demandé qu’on lance très rapidement les études pour construire ces prisons modulaires, comme dans l’Hexagone, pour qu’on ait d’ici un an et demi, deux ans, jusqu’à 250 à 300 places supplémentaires », a-t-il déclaré, précisant qu’il s’agirait de structures préfabriquées.
Le centre pénitentiaire de Majicavo affiche un taux d’occupation supérieur à 220 % depuis plus d’un an. « S’il y a du monde dans la prison de Majicavo, c’est que la police, la gendarmerie, l’autorité judiciaire font leur travail et condamnent des personnes », a affirmé Gérald Darmanin.
Par ailleurs, des travaux sont annoncés « dans les prochaines semaines » au sein de la prison de Majicavo, notamment l’installation de nouveaux filets pour empêcher les projections d’objets vers la cour de détention. Environ deux millions d’euros seront mobilisés pour rénover la cuisine centrale, devenue insuffisante face à l’augmentation du nombre de détenus.
Enfin, le garde des Sceaux a plaidé pour la poursuite des expulsions d’étrangers condamnés afin de lutter contre la surpopulation carcérale. « Il y a eu 270 expulsions si je regarde les chiffres de l’an dernier, il faut continuer ce travail », a-t-il déclaré, rappelant que « 50 % des détenus sont étrangers ».
