Ümit Dönmez
28 Avril 2023•Mise à jour: 29 Avril 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le ministre français de l'Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, a annoncé, ce vendredi, que l'opération « Wuambushu » à Mayotte "continuera le temps qu'il faudra".
Au micro d'Europe 1, le ministre a indiqué qu'il n'y avait "pas de date" de fin de l'opération « Wuambushu », ajoutant que son ministère "laissera le nombre de policiers et de gendarmes qu'il faut".
Gérald Darmanin s'est, par ailleurs, félicité que pour la "première fois dans l'histoire de la République", depuis trois jours, il n'y avait plus de petites embarcations à moteur utilisées pour la traversée des migrants depuis les Comores vers l'archipel de Mayotte.
"Il n'y a plus de passeurs et il n'y a plus de kwassa-kwassa qui partent des Comores vers Mayotte", a-t-il insisté.
Pour rappel, le Gouvernement français a initié, lundi, l'opération de lutte contre l’immigration illégale à Mayotte, baptisée « Wuambushu » ("reprise" en mahorais) et mobilisant 1 800 policiers et gendarmes, consistant en le délogement et l'expulsion d'un grand nombre d'exilés comoriens, malgaches, africains, ou sri-lankais.
Ce jeudi, la compagnie maritime SGTM a décidé de suspendre les traversées "jusqu'à nouvel ordre" entre Mayotte et l'île comorienne d'Anjouan, mettant en difficulté l'opération « Wuambushu », à peine quelques heures après que le Gouvernement comorien avait décidé de rouvrir son port aux bateaux en provenance de Mayotte.
Au micro d'Europe 1, ce vendredi, le ministre a, néanmoins, fait état de la poursuite des reconduites d'immigrés clandestins. "Des Sri-lankais, des Malgaches et des Africains des Grands Lacs", ont été renvoyés dans leur pays ces derniers jours, a-t-il souligné.
Gérald Darmanin a affirmé que les destructions des bidonvilles étaient "permises", notant qu'une seule d'entre elles avait été suspendue par décision judiciaire, celle de "Talus 2".
Le ministre a ajouté que "15 interpellations d'objectifs de la police judiciaire" ont été effectuées dans la nuit de jeudi à vendredi.
"Nous avons déjà fait, a-t-il dit, 25 interpellations sur les 60 que nous devions faire de bandes criminelles que nous présentons à la justice, et cela, en une semaine", a-t-il fait valoir.