L'ONU dément "l'implication" de son personnel dans le dossier des Rohingyas
En réaction aux allégations de la radio BBC qui a rapporté qu'"une responsable de l'ONU aurait essayé de mettre fin aux discussions sur les droits des Rohingyas avec le gouvernement du Myanmar
Tarek Mohammed
29 Septembre 2017•Mise à jour: 29 Septembre 2017
New YorkAA/New York
L'Organisation des Nations Unies a démenti, vendredi, ce qu'a rapporté la BBC. Citant un ancien responsable de l'ONU, la chaîne de radio britannique a indiqué, jeudi, que selon ses investigations "une responsable de l'ONU a essayé de mettre fin aux discussions sur les droits des Rohingyas avec le gouvernement du Myanmar et a empêché les militants des droits de l'homme de visiter des ''zones sensibles'' dans l'Etat d'Arakan".
Stéphane Dujarric , le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré, à ce propos, que "les Nations Unies rejettent fortement les allégations contre la coordonnatrice résidente des Nations Unies au Myanmar, en qui Antonio Guterres, le Secrétaire général de l'ONU, a une confiance absolue".
Il a ajouté, lors d'une conférence de presse tenue à New York, que "Les Nations Unies se sont toujours focalisées sur la protection des droits de l'homme au Myanmar, et ce sans prendre en compte ni l'origine ethnique, ni la religion, ni la citoyenneté".
"Le Coordonnatrice résidente a été une fervente défenseure des droits de l'homme, de la prévention des conflits, de l'aide humanitaire et du développement à Rakhine (Arakan)", a souligné le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies.
Stéphane Dujarric a, également, attiré l'attention sur la dénonciation des violations des droits de l'homme par la coordinatrice résidente de l'ONU et ses appels pour des enquêtes crédibles tout en soutenant les efforts visant à promouvoir l'harmonie inter-communautaire ".
Selon la même source, l'ONU "opère au Myanmar, sous la supervision de la coordonnatrice résidente, et avec plusieurs partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, afin de soutenir le Myanmar et l'aider à s'attaquer aux causes profondes des conflits et à consolider ses institutions démocratiques".