Lassaad Ben Ahmed
25 Février 2021•Mise à jour: 25 Février 2021
AA / Tunis
Les Nations Unies et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ont condamné les violences post-électorales survenues mercredi et jeudi au Niger, faisant au moins deux morts.
« La CEDEAO et les Nations Unies condamnent fermement les actes de violences survenus suite à la proclamation des résultats provisoires et appellent toutes les parties prenantes à la retenue », ont indiqué les deux institutions dans un communiqué conjoint consulté par l’Agence Anadolu.
Dans leur communiqué, les deux institutions ont appelé tous les acteurs « à se conformer aux dispositions légales qui garantissent le déroulement pacifique du processus électoral, notamment à celles relatives aux procédures de règlement des contentieux électoraux… »
Plus tôt dans la journée du jeudi, les autorités nigériennes avaient annoncé la mort de deux personnes et l’interpellation de 468 autres, lors d’échauffourées survenues après l’annonce des résultats provisoires du deuxième tour de la présidentielle, mardi dans la soirée.
Selon ces résultats provisoires, Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir, a été annoncé vainqueur avec 55,7%.
Ce résultat a été rejeté par son adversaire Mahamane Ousmane qui dénonce un « hold up électoral » et réclame la victoire avec 50,3% des suffrages.
Les autorités ont coupé la connexion internet et les réseaux sociaux sur toute l’étendue du territoire depuis mercredi.
Le deuxième tour de l’élection présidentielle a eu lieu dimanche le 21 février courant. Plus de 7 millions de Nigériens avaient été appelés aux urnes pour prendre part à ce scrutin.
Le président sortant, Issoufou Mahamadou, n’avait pas présenté de candidature pour le premier tour du 27 décembre dernier.