L'ONU appelle à autoriser l'entrée des aides humanitaires à la Ghouta orientale
- Le Haut-Commissaire de l'ONU, Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein, a considéré que "laisser les civils dans cette région affronter la famine, est un crime de guerre"
Hatem Kattou
27 Octobre 2017•Mise à jour: 27 Octobre 2017
Geneve
AA/ Genève / Bayrem Altoug
Les Nations Unies ont appelé, vendredi, le Régime syrien à autoriser l'entrée des aides humanitaires à la Ghouta orientale, dans l'Est de Damas, assiégée par les forces du régime.
C'est ce qui ressort d'un communiqué du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Zeid Ra’ad al-Hussein, qui a souligné que «laisser les civils de la Ghouta orientale, affronter seuls la famine s'inscrit dans le cadre des crimes contre l'humanité et constitue également un crime de guerre».
Il a expliqué que plus de 350 000 civils souffrent d'un "siège d'asphyxie" dans la Ghouta orientale, appelant à autoriser l'entrée de la nourriture et des fournitures médicales nécessaires pour eux.
Al-Hussein a ajouté que le régime syrien "n'a autorisé que 26% des aides humanitaires qui devraient être envoyées à la Ghouta orientale depuis le début de cette année jusqu'à la fin de septembre dernier".
Il a souligné que le dernier lot d'aides humanitaires a été introduit dans la Ghouta orientale, le 23 septembre dernier, et que l'aide n'a atteint que 25 mille civils, sur les 400 mille qui habitent la zone.
Il a de même, confirmé que les forces du régime syrien et ses alliés, attaquent quotidiennement les zones placées sous le contrôle de l'opposition syrienne dans la Ghouta, soulignant que ces attaques causent la mort des civils.
Le Haut-Commissaire de l'ONU a noté que la Ghouta orientale est l'une des quatre zones incluses dans l'accord de "désescalade" conclu sous les auspices de l'ONU et des Etats garants, en l'occurrence, la Turquie, la Russie et l'Iran lors des pourparlers à Astana..
Environ 400 000 des habitants de la Ghouta orientale vivent dans des conditions humanitaires extrêmement difficiles après que le régime ait récemment renforcé le siège en prenant le contrôle de la Ghouta et en empêchant certains intermédiaires locaux de faire entrer des vivres.
La Ghouta orientale fait partie des zones de «réduction de tension» identifiée par la Turquie, la Russie et l'Iran dans le cadre des pourparlers dans la capitale kazakh d'Astana en mai.
Malgré que la Russie ait annoncé, le 22 juillet, la mise en œuvre du cessez-le-feu dans la Ghouta orientale, le régime y poursuit ses attaques sans interruption.