Wassim Samih Seifeddine
10 Novembre 2022•Mise à jour: 10 Novembre 2022
AA / Beyrouth / Wassim Seif El-Din
L'Organisation des Nations unies (ONU) a annoncé, jeudi, que le Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies et le Fonds humanitaire pour le Liban ont consacré 9,5 millions de dollars américains pour enrayer l'épidémie du choléra au Liban.
C'est ce qui ressort d'un communiqué publié par le Coordonnateur humanitaire des Nations unies au Liban, Imran Riza.
"Le montant de 9,5 millions de dollars cible directement plus de 1,5 million de personnes à travers le Liban, au profit des Libanais, des réfugiés syriens, des réfugiés palestiniens et des migrants, qui sont exposés à un risque accru de choléra, a déclaré Riza. Ce financement soutiendra les actions de confinement précoce. Il s'agit d'une réponse d'urgence rapide pour prévenir de nouvelles pertes de vie et arrêter la propagation de cette maladie dans les zones à haut risque."
Risa a exprimé son espoir que "la mise en œuvre de ces interventions d'urgence et coordonnées, en étroite collaboration avec le gouvernement libanais, limitera la propagation de la maladie et réduira son impact sur la population".
Il a souligné la nécessité pour "le gouvernement libanais d'intensifier ses efforts pour assurer la fourniture des services de base à la population".
Plus tôt jeudi, le ministère libanais de la Santé a reçu 600 000 doses de vaccin contre le choléra, fournies par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).
La cérémonie de la réception du vaccin s'est déroulée dans la capitale, Beyrouth, en présence du ministre de la Santé Firas Al-Abyad, du chef de la commission parlementaire de la santé, Bilal Abdullah, et de représentants d'organisations internationales et d'associations locales et internationales ayant pris part à la campagne de vaccination contre le choléra.
Dans son discours lors de la cérémonie, Al-Abyad a attiré l'attention sur "les efforts du ministère de la Santé avec les partenaires locaux et internationaux pour limiter la propagation de l'épidémie", en menant une campagne de sensibilisation, fournissant de l'eau utilisable et salubre , ainsi que le traitement des eaux usées, qui est l'une des bases pour limiter la propagation de l'épidémie.
Il a souligné que "ces efforts ont commencé à porter leurs fruits avec l'arrivée de 600 000 doses de vaccins, ce qui contribuera considérablement à enrayer la propagation croissante que connaît le pays dans les zones les plus vulnérables du nord du Liban ou dans la vallée de la Bekaa".
Le choléra est une infection diarrhéique aiguë qui peut être mortelle si elle n'est pas traitée, selon l'OMS.
Le ministère libanais de la Santé a annoncé, mardi, que la distribution des vaccins contre le choléra débutera le samedi 12 novembre.
Mercredi soir, 490 personnes au Liban étaient infectées par le choléra, dont 18 sont décédées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.
Le 6 octobre, le ministère de la Santé a annoncé l'enregistrement du premier cas de choléra dans le pays depuis 1993 dans le gouvernorat d'Akkar (nord), après quoi l'épidémie s'est propagée dans de nombreuses régions du pays.
Depuis près de 3 ans, les Libanais connaissent une crise économique sans précédent qui a entraîné un effondrement record de la valeur de la monnaie locale (la lire) face au dollar, une pénurie de carburant et de médicaments, et une forte baisse du pouvoir d'achat.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi