L'eurodéputé Marc Botenga dénonce une « sélectivité » de l'UE dans les condamnations internationales
- « Vous condamnez certains pays, mais vous fermez les yeux quand les responsables sont vos alliés », affirme l’eurodéputé belge
Istanbul
AA / Istanbul / Adama Bamba
Le député européen belge Marc Botenga a dénoncé, lors d’une intervention politique jeudi, ce qu’il considère comme une « sélectivité » de l'Union européenne (UE) dans ses condamnations internationales concernant les violations des droits humains et les conflits armés impliquant différents pays.
Dans sa déclaration, l’eurodéputé a affirmé que « tous les jours, des enfants iraniens sont retrouvés morts ou à peine vivants sous les décombres de leur maison », ajoutant que des enfants libanais et palestiniens subiraient également le même sort, sans que ces situations ne fassent, selon lui, l’objet de condamnations suffisamment claires.
Poursuivant son intervention, Marc Botenga a mis en cause ce qu’il décrit comme un deux poids deux mesures des puissances occidentales. Il a estimé que les critiques internationales seraient dirigées de manière sélective, en fonction des alliances politiques, citant notamment les États-Unis et Israël comme partenaires privilégiés de certains États européens.
Le député a également dénoncé les débats et positions adoptés au niveau européen sur certaines questions de droits humains, affirmant qu’un traitement inégal serait appliqué selon les pays concernés. Il a, dans ce contexte, critiqué les divergences entre les condamnations liées à l’Iran et les relations entretenues avec d’autres États accusés de violations similaires.
« Le jour même où Israël avance une loi permettant d’exécuter par pendaison des centaines de prisonniers palestiniens, vous organisez un débat uniquement sur la peine de mort en Iran. Pourquoi cette sélectivité ? (...) Vous fermez les yeux quand les bourreaux sont vos amis. », a-t-il déploré.
Enfin, Marc Botenga a conclu en affirmant que, selon lui, cette approche affaiblirait la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale et contribuerait à entretenir un climat de tensions et de conflits. « Aujourd’hui, cette Europe n’est pas une force du bien, mais complice du crime », a-t-il estimé.
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
