Nadia Akari
14 Septembre 2016•Mise à jour: 15 Septembre 2016
AA/Zamboanga (Philippines) / Hader Glang
L’ambassadrice des Philippines auprès des Nations Unies a appelé l’organisation internationale à respecter la campagne du président Rodrigo Duterte contre les drogues illégales, après que des responsables onusiens ont exprimé leur préoccupation concernant des exécutions extrajudiciaires.
Depuis le début du mandat de Duterte, le 30 juin, près de 3000 personnes ont été tuées en rapport avec une opération contre le trafic de drogue, d’après des statistiques de la police nationale des Philippines.
Quelques 1490 de ces morts suspectes font l’objet d’enquêtes, tandis que les autorités pointent du doigt des groupes civils d’autodéfense.
Le ministère philippin des Affaires étrangères a indiqué, mercredi, dans un communiqué, que l’ambassadrice Cecilia Rebong a déclaré au Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Zeid Ra’ad al-Hussein, à Genève, que Manille ne tolérerait jamais aucun meurtre extrajudiciaire ou extra-légal.
Rebong a souligné que le gouvernement philippin est pleinement conscient que les « meurtres en-dehors des opérations légitimes de la police sont considérés comme des actes criminels et font l’objet d’enquêtes ».
Rebong a également « transmis au Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme la requête du gouvernement philippin pour un soutien de sa campagne contre les drogues illégales », a rapporté le journal « Philippine Daily Inquirer » citant le communiqué.