Hafawa Rebhi
29 Août 2017•Mise à jour: 30 Août 2017
AA / Ramallah / Lubaba Zouqan
Pour le ministère palestinien des Affaires étrangères, les déclarations du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu au sujet du maintien de la colonisation en Cisjordanie sont un « coup de poignard » dans le dos des efforts américains pour la reprise des négociations.
« Peu après la visite de Jared Kushner, conseiller principal du président des États-Unis dans la région, et à peine quelques heures après sa réunion avec le Secrétaire général des Nations Unies, Netanyahu a encore tiré ses flèches sur les efforts visant à la reprise des négociations », a dénoncé le ministère palestinien dans un communiqué dont une copie est parvenue à Anadolu.
« La colonisation, sous toutes ses formes, est illégale et illégitime et contraire aux dispositions de légitimité internationale, au droit international et aux Conventions de Genève », a tenu à rappeler le ministère palestinien.
« Toutes les mesures israéliennes prises par le gouvernement Netanyahu dans le territoire palestinien en général, et dans la ville occupée de Jérusalem en particulier, sont nulles et non avenues, et ne créeront point de droit, quelles que soient ce que l'arrogance et la force de l'occupation», a assuré le communiqué.
Depuis la colonie de Barkan en Cisjordanie, Netanyahu a déclaré lundi que son gouvernement « n’évacuerait plus jamais d’autres colonies en Cisjordanie ».
Aux milliers de colons et aux responsables et politiciens israéliens venus fêter avec lui le 50e anniversaire du début de la colonisation en Cisjordanie, Netanyahu a promis : « Nous resterons là pour l’éternité ».
Cette annonce renouvelée du maintien de la colonisation est lancée à peine une semaine après la visite d'une délégation américaine dirigée par Jared Kushner en Israël et dans les territoires palestiniens. La visite du conseiller américain avait pour but de « faire avancer le processus de paix », et s’inscrivait dans le cadre d'une tournée au Moyen-Orient, qui comprenait également l'Arabie Saoudite, le Qatar et l'Égypte.