Ahmet Karaahmet
25 Mars 2025•Mise à jour: 25 Mars 2025
AA/Damas
Le ministère syrien des Affaires étrangères a publié ce mardi un communiqué condamnant "avec la plus grande fermeté" les attaques israéliennes continues contre le territoire syrien, qualifiées de "violation flagrante de la souveraineté nationale et du droit international".
Selon le communiqué officiel de Damas, l'armée israélienne a mené des bombardements d'artillerie et des frappes aériennes contre des zones résidentielles et des terres agricoles dans le village de Koya, à l'ouest de Deraa.
Ces attaques ont fait au moins six victimes civiles, avec un bilan provisoire susceptible de s'alourdir.
Le ministère a assuré que ces attaques s'inscrivent dans une série de frappes ciblant les provinces de Kuneitra et de Deraa.
Damas accuse Israël de "poursuivre l'approfondissement de son occupation illégale" en Syrie et lance un appel urgent à la communauté internationale, demandant l'ouverture d'une enquête sur les violations israéliennes, une réponse ferme face aux "actes d'agression répétés" et le respect des résolutions internationales.
Dans la déclaration, le peuple syrien est également invité à défendre ses terres et à résister aux tentatives de déplacement forcé.
Par ailleurs, notant que ces attaques n'empêcheront pas le peuple de défendre ses droits, la déclaration affirme que la résistance du peuple se poursuivra.
L'armée israélienne a annoncé que ses avions de guerre avaient frappé les bases aériennes militaires Tedmur et T4 dans la province de Homs.
Selon des informations reçues de sources locales, l'avancée de l'armée israélienne dans le village de Koya et l'occupation de nouvelles terres ont entraîné le déplacement des villageois.
Le 22 mars, des avions de guerre israéliens ont effectué des frappes aériennes sur la base aérienne militaire T4 et sur des positions militaires du régime déchu dans le district de Tedmur.
Le 8 décembre, l'armée israélienne a occupé la zone tampon adjacente au plateau du Golan, qu'elle occupe depuis 1967.
Les troupes israéliennes ont étendu leur occupation au-delà de la zone tampon, jusqu'à 20 kilomètres de la capitale Damas.
L'accord de séparation des forces signé entre les deux pays en 1974 fixe les limites de la zone tampon et de la zone démilitarisée sur le plateau du Golan.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a fait savoir que l'occupation du sud de la Syrie serait permanente et a exigé le désarmement de cette région, en violation de la souveraineté de la Syrie.