Agnes Szücs
06 Juin 2023•Mise à jour: 06 Juin 2023
AA / Bruxelles / Agnes Szucs
Le parquet fédéral belge a confirmé, mardi, avoir effectué des perquisitions dans les bureaux du Parlement européen dans le cadre d'un scandale de corruption.
Cette décision intervient après que deux suspects clés du scandale, la politicienne grecque Eva Kaili et le législateur européen belge Marc Tarabella, ont été libérés de leur assignation à résidence en mai, et que ce dernier a repris son travail au Parlement européen.
Les autorités belges ont refusé de préciser à qui appartenaient les bureaux perquisitionnés.
L'Union européenne a été secouée par l'un des plus grands scandales de corruption de son histoire après l'arrestation, le 9 décembre 2022, d'Eva Kaili, une eurodéputée grecque, par la police belge pour corruption.
Eva Kaili, 44 ans, membre du parti grec de centre-gauche Pasok-Kinal et l'une des 14 vice-présidents du Parlement européen, a été arrêtée à la suite d'une perquisition à son domicile pour des accusations de corruption impliquant le Qatar, qui a été accusé de payer Eva Kaili pour qu'elle fasse du lobbying en faveur des intérêts de l'État du Golfe.
La police belge a saisi jusqu'à 1,5 million d'euros en espèces lors de dizaines de perquisitions de domiciles et de bureaux. En outre, les ordinateurs du Parlement ont également été réquisitionnés afin d'empêcher l'effacement de données importantes.
L'ancien législateur italien Pier Antonio Panzeri, les membres actuels du Parlement européen Andrea Cozzolino et Marc Tarabella, ainsi que le partenaire de Kaili, Francesco Giorgi, qui a travaillé comme assistant au sein de l'institution européenne, ont également été placés en détention.
Le meneur présumé Panzeri, ainsi que Cozzolino sont toujours en état d'arrestation.
* Traduit de l'anglais par Alex Sinhan Bogmis