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06 Janvier 2022•Mise à jour: 07 Janvier 2022
AA / Tripoli
La Conseillère spéciale des Nations unies (ONU) pour la Libye, Stephanie Williams, a déclaré que les Nations unies soutiendront la Libye pour venir à bout de la phase de transition.
C’est ce qui ressort d’un tweet que Williams a publié sur son compte, jeudi, après avoir rencontré un certain nombre de représentants de la coordination des partis et blocs libyens, dans la capitale, Tripoli.
Williams a réitéré "le soutien des Nations unies au peuple libyen dans sa revendication d'un processus électoral pour venir à bout de la longue période de transition".
Et d’ajouter que les représentants de la coordination des partis et blocs "ont exigé de ne pas contourner la volonté des 2,8 millions de Libyens, qui se sont inscrits pour voter aux élections".
Elle a également souligné la "nécessité de déployer des efforts fermes pour aller de l'avant dans la réalisation du processus de réconciliation nationale et de justice transitionnelle".
Stephanie Williams a discuté, mercredi, avec le chef de la Haute Commission électorale nationale, Imad al-Sayeh, des moyens proposés afin de soutenir les efforts pour concrétiser les élections.
Les élections présidentielles devaient se tenir le 24 décembre dernier, selon le plan parrainé par les Nations unies, mais la Commission électorale a annoncé deux jours avant sa date prévue, que les suffrages ne pouvaient avoir lieu et a suggéré de les reporter pour la date du 24 janvier, alors que la Chambre des représentants (Parlement) avait proposé de les reporter de 6 mois.
L'impossibilité d'organiser les élections a été causée par les différends entre les institutions officielles libyennes, et notamment en ce qui se rapporte aux lois électorales et au rôle du pouvoir judiciaire dans le processus électoral.
Les Libyens espèrent que ces élections contribueront à mettre fin au conflit armé qui a sévi depuis des années dans le pays riche en pétrole. Avec l’ingérence de pays arabes et occidentaux et des mercenaires étrangers, la milice de Khalifa Haftar a engagé les hostilités, durant des années, contre l'ancien gouvernement d'union nationale, reconnu internationalement.
*Traduit de l’arabe par Mounir Bennour