Ahmed Abdelmonem Khalıfa Abdelbaky
29 Mars 2017•Mise à jour: 29 Mars 2017
AA / Le Caire / Khalid Ibrahim
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a accueilli favorablement l’invitation du roi saoudien, Salmane ben Abdelaziz, à se rendre à Riyad, annonce, mercredi, un communiqué de la présidence égyptienne.
Les deux chefs d’Etat se sont rencontrés, mercredi, en marge du 28ème sommet de la Ligue des Etats arabe qui se déroule actuellement en Jordanie.
Cette rencontre est la première depuis la visite du monarque saoudien au Caire en avril dernier. Elle a traité «des relations stratégiques entre les deux pays et des moyens de les renforcer», selon la même source.
Le président al-Sissi et le roi Salmane ont fait part de leur détermination à développer leur coopération, ainsi que leurs relations dans tous les domaines, indique le communiqué.
Ils se sont également engagés à coordonner avec les autres Etats arabes pour mettre en œuvre toutes les décisions qui émaneront du présent somment arabe, précise le communiqué de la présidence égyptienne.
Le roi Salmane a promis à son tour de se rendre très prochainement au Caire, d’après la présidence égyptienne.
Les relations égypto-saoudiennes ont connu quelques péripéties à la suite de divergences de points de vue sur des questions d’ordre régional, notamment celles de la Syrie et du Yémen.
Une crise avait surgi entre les deux pays en Octobre dernier, lorsque le Caire avait choisi de voter, au Conseil de sécurité, en faveur d’un projet de résolution russe portant sur Alep. Un projet qui a été ardemment contesté par les pays du Golfe.
En novembre 2016, l’Arabie Saoudite avait décidé de suspendre ses livraisons de pétrole à l’Egypte, avant que ce dernier n’annonce à la mi-mars 2017 la reprise de ces livraisons.
C’est la Jordanie qui accueille l’édition 2017 du Sommet arabe, après que le Yémen a refusé de le faire en raison du conflit dans le pays, ravagé par la guerre civile depuis 2014.
La réunion du Sommet de la Ligue arabe de l’année précédente s’était déroulée en Mauritanie en juillet après le refus du Maroc d'accueillir le Sommet.