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11 Juin 2017•Mise à jour: 12 Juin 2017
AA/Qatar
Le ministre qatari de l’Energie et de l’Industrie, Mohamed Ben Salah al-Sada, a annoncé, ce dimanche, que son pays tient toujours à l’accord de réduction de la production pétrolière, signé entre l’Organisation des Pays Exportateurs du Pétrole (OPEP) et les producteurs indépendants, en mai dernier.
Al-Sada a indiqué, dans un communiqué, que les circonstances dans la région n’empêcheront pas le Qatar à tenir à son engagement concernant la réduction de production de brut.
Le Qatar, membre de l’OPEP, contribue à l’accord précité avec une quantité de 30 mille barils par jour.
Le ministre koweïtien du Pétrole, de l’électricité et de l’eau, Essam al-Marzouk, a indiqué, la semaine dernière, que le Qatar tient à son engagement de réduire la production « de 93 à 102% ».
L’OPEP a conclu, en mai dernier à la capitale autrichienne Vienne, avec d’autres pays non-membres de l’organisation, un accord sur la prolongation de la réduction de production de pétrole pour encore 9 mois, à partir de juillet 2017 et jusqu’à mars 2018.
Les membres de l’OPEP et des pays producteurs indépendants ont commencé, au début de l’année en cours, à réduire la production d’environ 1,8 millions de barils par jour, pour une période de 6 mois prenant fin en juin prochain, dans le but de rétablir la stabilité dans les marchés pétroliers.
L’Arabie Saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Yémen, la Mauritanie et les îles Comores ont annoncé, lundi dernier, la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar l’accusant de « soutenir le terrorisme».
La Jordanie et Djibouti ont annoncé la réduction de leurs représentations diplomatiques à Doha.
Le Koweït et Oman maintiennent quant à eux des relations étroites avec le Qatar.
Le Qatar a réfuté, pour sa part, les accusations portées contre lui, se considérant victime d’une campagne de dénigrement et accusant ses voisins du Golfe de chercher à le «mettre sous tutelle».