Mona Saanouni
20 Octobre 2017•Mise à jour: 20 Octobre 2017
AA/Nouakchott/Mohamed al-Bekay
Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, a reçu, vendredi, une délégation onusienne comprenant les ambassadeurs des quinze pays membres du Conseil de Sécurité, au Palais présidentiel à Nouakchott.
Des sources gouvernementales mauritaniennes ont déclaré à Anadolu que la rencontre a porté sur plusieurs questions, en l’occurrence sur le soutien du budget des forces communes des pays du Sahel africain, chargées de combattre les groupes extrémistes dans la région.
Le ministre mauritanien de la Défense, Diallo Mamadou Bathia, le ministre des Affaires étrangères, Aslak Ould Ahmed Azid Bey, le chef d'état major particulier du Président de la République, contre amiral Mohamed Cheikhna Ould Taleb Moustaph, ainsi que le représentant permanent de la Mauritanie auprès de l’ONU, Ba Othman, ont été également présents à la rencontre.
Il est à noter que le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait recommandé, il y a quelques jours, un appui international supplémentaire pour la force commune des 5 pays du Sahel africain.
En juillet dernier, cinq pays africains ; la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, et le Tchad, avaient annoncé la formation d’une force commune pour combattre le terrorisme.
Les pays ayant formé la force, ont initialement défini son budget à 423 millions d’euros, par an.
Le groupe du Sahel africain a été fondé en 2014, et son siège de son Secrétariat général se trouve à Nouakchott.
Plusieurs groupes extrémistes sont actifs dans la région du Sahel africain.
Ces groupes mènent des attaques visant les casernes militaires et les étrangers dans les pays du Sahel, de temps à autre, en particulier à Mali, dont les régions du nord ont été contrôlées par des groupes extrémistes en 2012, avant d’être expulsés après l’intervention des forces françaises, à l’époque.