Raşa Evrensel
04 Mai 2026•Mise à jour: 04 Mai 2026
AA / Beyrouth
Le président du Liban, Joseph Aoun, a estimé lundi que les conditions n’étaient pas réunies pour une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, tout en affirmant que le processus de négociation restait incontournable.
« Il n’y a pas de retour en arrière possible sur la voie des négociations, car nous n’avons pas d’autre choix », a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence libanaise.
Il a précisé que les objectifs de ces discussions reposaient sur « le retrait israélien des territoires libanais occupés et le retour des prisonniers », qualifiés de revendications de longue date de Beyrouth.
« Le moment n’est pas approprié pour une rencontre avec le Premier ministre israélien, car nous devons d’abord parvenir à un accord sécuritaire et mettre fin aux attaques israéliennes contre nous », a-t-il ajouté.
Le Liban et Israël sont officiellement en guerre depuis 1948 et ont tenu deux cycles de discussions à Washington les 14 et 23 avril, en amont d’éventuelles négociations de paix.
Depuis le 2 mars, Israël mène une offensive au Liban ayant fait près de 2.700 morts, 8.264 blessés et plus de 1,6 million de déplacés, soit environ un cinquième de la population, selon des chiffres officiels.
Un cessez-le-feu de dix jours entré en vigueur le 17 avril a ensuite été prolongé jusqu’au 17 mai, mais Israël continue de le violer quotidiennement par des frappes aériennes et la destruction d’habitations dans le sud du pays.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy