Mona Saanouni
27 Septembre 2020•Mise à jour: 27 Septembre 2020
AA / New York
Le Premier ministre indien Narendra Modi a considéré, samedi, que la réforme des Nations Unies est une « nécessité impérieuse », appelant les dirigeants du monde à « observer sérieusement » l'action de l'organisation internationale.
Modi s'exprimait, dans une allocution prononcée au nom de son pays devant la 75éme session de l'Assemblée générale des Nations Unies, qui se tient actuellement, au siège de l'organisation à New York aux Etats-Unis.
« Les dirigeants du monde doivent observer sérieusement l'action des Nations Unies », a-t-il dit.
Il a, également, mis en garde que « Si les Nations Unies ne changent pas, le motif nécessaire pour la création du changement faiblira également ».
« Au cours des derniers mois, le monde entier lutte contre la pandémie de la COVID-19, mais où était l’ONU dans cette bataille commune contre la pandémie, ou est sa réponse efficace », s'est-il interrogé.
Et Modi de poursuivre : « La réforme en termes de réaction, d’opérations, voire du caractère même des Nations Unies est une nécessité impérieuse. Le peuple indien exprime une inquiétude au sujet du processus des réforme et quant à la possibilité d’aboutir ou pas ».
Modi a dénoncé « l'exclusion de l'Inde des centres et des processus d'élaboration de décision des Nations Unies ».
Il a dit, à ce propos, que son pays représente la plus grande démocratie au monde, au sein de laquelle coexistent des centaines de langues, des centaines de dialectes et de nombreuses idéologies et ethnies ».
Il a relevé que l'Inde siégera, à partir du mois de janvier prochain, au Conseil de sécurité des Nations Unies, en tant que membre non-permanent, mettant l'accent sur le fait que son pays lèvera sa voix contre toute tentative de saper les valeurs humaines fondamentales ».
Au cours de l'actuelle session de la réunion de l'Assemblée générale, nombre de chefs d'Etat et de gouvernement ont appelé à la réforme des Nations Unies et du Conseil de sécurité, au premier rang desquels figure le président turc Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre de la Malaisie Muhyiddin Yassin, l'émir du de l'état du Qatar Tamim Ben Hamad al-Thani et la chancelière allemande Angela Merkel.
*Traduit de l'arabe par Hatem Kattou