Raşa Evrensel
29 Septembre 2022•Mise à jour: 29 Septembre 2022
AA/Istanbul
Le Conseil de sécurité a décidé, jeudi, de proroger de douze mois l'autorisation pour les États membres de l’ONU et les organismes régionaux, d’inspecter les navires au large des côtes libyennes, s’ils sont soupçonnés d'être utilisés pour le trafic d’armes ou la traite d’êtres humains.
En vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité de ses 15 membres la résolution 2652 (2022).
La résolution autorise ainsi de nouveau les mêmes États membres à inspecter les navires en haute mer « s’ils ont des motifs raisonnables de soupçonner qu’ils sont utilisés pour le trafic d’armes ou la traite d’êtres humains ».
Les États membres sont autorisés à saisir et à éliminer armes et matériels que pourraient transporter ses navires en violation de l’embargo sur les armes.
Le Conseil de sécurité « condamne tous les actes de trafic de migrants et de traite d’êtres humains ayant le territoire libyen et le large des côtes libyennes comme destination, zone de transit ou point de départ, qui fragilisent davantage le processus de stabilisation de la Libye et mettent en péril les vies de centaines de milliers de personnes », précise le texte de la résolution.
Le 14 juin 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté sa résolution 2292 relative à l’embargo sur les armes à destination de la Libye, dans lequel il exprime en particulier sa préoccupation devant le fait que la situation en Libye est aggravée par la contrebande d'armes illégales et de matériel connexe.
Le but de l'inspection des navires à destination ou en provenance de Libye est de limiter le flux illicite d'armes et de soutenir l'embargo sur les armes conformément à la résolution 1970 en date du 26 février 2011.
En raison des troubles internes que connaît le pays, la Libye est devenue, ces dernières années, le plus important point de passage vers l'Europe pour les migrants africains en situation irrégulière, fuyant la pauvreté et les conflits dans leur pays.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail