Gülşen Topçu,Ayvaz Çolakoğlu
11 Juin 2020•Mise à jour: 11 Juin 2020
AA - Tripoli
Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a assuré que son pays soutient le gouvernement légitime en Libye et veut un cessez-le-feu entre les parties.
Selon un communiqué écrit du ministère libyen des Affaires étrangères partagé jeudi, Champagne s'est entretenu au téléphone avec son homologue libyen, Mohamed Tahar Siala, lui assurant que son pays voulait un cessez-le-feu, des négociations politiques et l'unification des institutions financières de la Libye.
Champagne a affirmé que le Canada s'emploie à mettre en œuvre les décisions prises lors de la Conférence de Berlin en janvier en Allemagne et pour la poursuite des réunions conjointes des comités militaires au format 5 + 5.
Les ministres ont également discuté des moyens de soutenir et de développer la coopération bilatérale dans les domaines de l'éducation, de la culture et de l'économie.
Les forces affiliées au putschiste Hafter ont dû se retirer de la capitale, Tripoli, qu’il tentait de prendre depuis plus d'un an après avoir essayé de nombreuses pertes face aux forces du gouvernement libyen.
Hafter et ses alliés, qui ont perdu sur le terrain, ont demandé une trêve lors de la réunion du juin tenue au Caire, la capitale égyptienne.
À la suite de la conférence de Berlin sur la Libye qui s'est tenue en janvier en Allemagne, il a été décidé d'établir trois tables de négociation distinctes sous les auspices de l'ONU pour résoudre la crise libyenne.
La première consistait à mettre en place des pourparlers avec 5 représentants de la sécurité représentant le gouvernement libyen et le calife Khafter afin de négocier un cessez-le-feu permanent sous les auspices de l'ONU, il s’agit du format nommé 5+5.
Dans le cadre du plan de résolution de l'ONU, deux tables de négociation distinctes étaient prévues pour réunir les parties en opposition afin de déterminer les feuilles de route politique et économique, mais la poursuite des attaques contre la capitale Tripoli par les milices de Haftar ont poussé le gouvernement libyen légitime à suspendre les pourparlers à Genève fin février.
Traduit du turc par Ayvaz Çolakoğlu